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Les Chèques sans Provision
Faites un chèque sans provision, et vous verrez que votre banque peut devenir votre pire cauchemard bien rapidement en se transformant en justicier redresseur de torts, le tout à vos frais, et pas des moindres. La France est l'un des pays où la législation est à ce niveau la plus sévère, et il vaut mieux connaître les méthodes de régularisation mises à votre service pour vous sortir de cette ornière.
Le Rejet et l'interdiction bancaire

Vous n'avez pas pu régulariser votre situation dans le délai imparti. Votre banque vous adresse un courrier en recommandé (pour le premier chèque) puis en lettres simples pour les chèques suivants. Le contenu de ce courrier est aussi dur qu'explicite, en général le banquier se contente de vous rappeler les articles de loi sur lesquels il s'appuie pour mettre en route à votre encontre cette procédure coûteuse et longue. A partir du moment où vous avez reçu le premier courrier recommandé, vous n'avez plus le droit d'émettre aucun chèque. Non seulement sur le ou les comptes que vous déteniez auprès de la banque concernée, mais également pour l'ensemble de tous vos comptes bancaires et postaux dans tous les autres établissements. Sachez également que cette interdiction s'étend aussi aux chèques emploi service universel (CESU). Encore plus dur, si le ou les chèques non provisionnés ont été émis depuis un compte joint, le ou les cotitulaires du compte écopent des mêmes sanctions concernant leurs autres comptes ! A partir de ce moment là, vous êtes "interdit bancaire".

Généralement la banque va également vous demander de lui restituer les formules de chèques que vous auriez encore en votre possession et vous inviter à en faire de même vis-à-vis des autres établissements bancaires. Votre carte bancaire également vous sera retirée (ce n'est pas systématique surtout s'il ne s'agit pas d'une carte à débit différé, mais c'est trés courant), et comble de malchance, dans la plupart des cas les facilités de crédit auxquelles vous aviez le droit seront supprimées de fait, comme cela était indiqué dans les conditions que vous avez acceptées au moment où elles vous ont été octroyées. Inutile de vous dire que la situation devient très vite intenable et que les relations diplomatiques avec votre banquier sont plus que compromises.

Pour sa part, il a obligation de demander par le biais de la Banque de France votre inscription sur le Fichier Central des Chèques. Vous êtes à partir de ce moment là "fiché Banque de France". Un statut peu enviable et lourd de conséquences. Il arrive que la banquier mette à profit ce délai pour tenter de vous forcer à régulariser votre situation "à l'amiable". Entendez par là qu'il n'enverra finalement pas le courrier à la Banque de France, qu'il remettra vos comptes d'équerre, mais qu'il vous expliquera que pour les frais il n'y peut rien ! C'est fort peu orthodoxe et relève plus de la soupe interne que de procédures reconnues. Lorsque vous êtes inscrit sur le fichier des chèques irréguliers, inutile de vous pointer à la caisse du Carrefour du coin pour réaliser un achat quelconque, vous seriez immédiatement pris en charge par un vigile, le tout pouvant se terminer au Tribunal. Les miracles de l'informatisation !

La Banque de France de son côté informe les établissements "teneurs de comptes" en votre nom des interdictions qui vous frappent. Pour cela, elle a d'ailleurs été autorisé à consulter le fichier Ficoba (FIchier de COmptes BAncaires) géré par la Direction Générale des Impôts, aux fins d'identification exhaustive de tous vos comptes.

Outre l'inscription "Banque de France", il ne faut pas oublier que l'injonction qui vous a été transmise outre le fait qu'elle vous explique comment régulariser tout cela, vous précise également combien il va vous en coûter. Et là, la plupart des banquiers font grassement leur beurre sur le dos de leurs pauvres clients négligeants. Chaque courrier qui vous est adressé vous est facturé au prix fort, puis vous sont également facturés des frais de rejets... A raison de plusieurs dizaines d'euros par chèque l'addition peut très vite s'avérer très salée, et là ce n'est encore que la part réservée à votre succursale bancaire préférée.

Parfois les jeux d'écritures qui sont alors passés peuvent faire frémir. Vous avez fait vos comptes, vous avez deux chèques en circulation, dont l'un risque de ne pas être provisionné. Un petit coup de pouce du banquier et vous verrez que pour le même prix il vous rejera les deux. Cela demande un peu d'astuce. Il convient d'enregistrer en premier lieu en tentative de compensation le chèque dont le montant est le plus élevé. Il vous manque quelques euros pour disposer de la provision. Donc vous pensez qu'il va payer le second car inférieur au montant dont vous disposez sur votre compte, puis vous pénaliser pour cet unique chèque ! Et bien non. Il rejète d'abord le gros chèque. Là vous avez encore de quoi payer le second. Alors avant de payer le second il prélève les frais d'impayés du premier chèque, frais de courrier, frais d'écriture, et miracle, il manque quelques euros pour payer le second. Alors il recommence, frais de courrier, frais d'appel téléphonique (si si ça se fait), frais de rejet... et hop, il encaisse un max de commissions ! Avec un peu de chance, sur un chèque de 15 € d'essence il peut arriver à gratter jusqu'à une quarantaine d'euros de frais financiers. Il y a plus fin encore, en jouant sur les dates de valeur. Là il est carrément possible de rejeter un chèque alors que la provision existe ! Mais rassurez-vous, tous les banquiers ne sont pas comme cela, fort heureusement !

■  Le Rejet et l'interdiction bancaire


Automobile : Wolkswagen explose tout

Alors que les Bourses dévissent, que le secteur de l'automobile est atteint d'une sinistrose sans précédent, la firme allemande Volkswagen voit le cours de son action atteindre des sommets, mieux, Volkswagen est devenu la plus grosse capitalisation boursière mondiale, devant Microsoft, ExxonMobile ou autres PetroChina, WallMart, General Electic.

Alors tout est au mieux dans le meilleur des mondes pensez-vous ? Et bien non, car imaginez-vous que nos amis spéculateurs, gestionnaires des hedge funds ont massivement parié à la baisse sur le titre et que ces paris particulièrement peu judicieux l'on été à découvert, à crédit si vous préférez. Leur perte est donc directement proportionnelle au niveau de valorisation de l'action Volkswagen ! Un vrai cauchemar. La valeur boursière de l'entreprise est aujourd'hui de 319 milliards de dollars ! Il y a fort à parier que cette poussée de fièvre sera prochainement corrigée, en effet si l'on compare les deux premières valeurs boursières du moment, nous avons donc Volkwagen avec une valorisation de 319 milliards pour un bénéfice dégagé de 4,1 milliards d'euros et en seconde position ExxomMobil qui vaut 290 milliards d'euros pour un bénéfice de 40,6 milliards sur la même période de référence.

C'est l'annonce de Porsche qui a indiqué la semaine dernière qu'il détenait désormais 74% du capital de Volkswagen qui a mis le feu aux poudres et fait de l'action Volkswagen une denrée rare particulièrement recherchée et "appréciée". Le vendeurs d'actions à découvert ont alors dû à tout prix en racheter pour tenter de se couvrir sur leur mauvais pari, et voilà comment une bourde spéculative réussit à faire exploser les cours d'une société en pleine tourmante boursière. Le BaFin, l'autorité de régulation de la Bourse en Allemagne examine actuellement les échanges, pour déterminer s'il y a eu ou non des transactions délictueuses à l'origine de cette explosion du titre.

L'assurance-vie dégringole

Alors que le Livret A n'a jamais suscité autant d'enthousiame, les épargnants depuis cet été boudent les contrats d'Assurance-Vie. Il faut dire qu'avec les courbes erratiques de la Bourse et un recul global des marchés financiers qui confine au krach et à la panne systémique, il y a de quoi être inquiet. La collecte sur les Assurances-vie sur les supports de fonds en actions, à reculé de 44 % depuis le début de l'année, et ces chiffres de fin septembre, émanent de la Fédération Française des Sociétés d'Assurance, autrement dit des Assureurs eux-mêmes.

La concurrence du Livret A a trés certainement joué un rôle important dans cette érosion. Non seulement les taux d'assurance-vie sont incertains pour nombre de contrats, mais la souscription d'un tel contrat se fait dans une logique de réalisation d'un projet à long terme et la crise financière actuelle incite les ménages comme les entreprises à sécuriser au mieux le court terme et à choisir des placements "mobilisables à tout instant" tel justement que le Livret A. Pour un placement sous la forme d'assurance-vie, il faut attendre 8 ans pour que le niveau d'imposition sur les plus-values baisse à 7,5%.

Livret A : vers une baisse en février 2009

Le taux de rémunération est actuellement fixé à 4%, mais il est probable qu'il soit révisé à la baisse, d'un demi-point, voire d'un point, au 1er février 2009. La rémunération du Livret A est revue deux fois par an, en fonction des taux de l'inflation et des échanges interbancaires. Sur le principe, on applique une régle mécanique simple, si le taux d'inflation baisse, le taux de rémunération du livret A baisse. Ce n'est pas le gouvernement qui décide de la révision de ce taux, mais des règles fixées d'avance et directement dépendantes des conditions du marché. De nombreux paramètres entrent en jeu : taux courts interbancaires, évolution du taux de l'inflation. La baisse de prix du pétrole et des matières premières impacte à la baisse l'inflation, et les gouvernements européens ont pris des décisions de baisse des taux directeurs de la Banque Centrale européenne.

Depuis le 1er août 2008, le taux de rémunération du Livret A est le plus élevé connu sur les dix dernières années. Les conditions financières des ces derniers mois en ont logiquement fait le placement de prédilection des français. Non seulement ses gains sont defiscalisés, mais les montants placés restent totalement disponibles. A compter du 1er janvier 2009 l'ouverture des Livrets A sera accessible à toutes les banques et nous aurons le droit à de nombreuses offres promotionnelles d'incitation à l'ouverture d'un Livret A. Le livet A est actuellement plafonné à 13500 €, et il n'est possible de détenir qu'un seul livret par personne.

Pour l'instant rien d'officiel n'a toutefois été annonçé concernant le niveau de cette révision, si l'on s'en tient à l'arithmétique pure, on devrait avec les chiffres actuels retrouver au 1er février 2009 un taux de 3.75% et non pas 3% comme l'annoncent certains journalistes. Mais nous savons tous que l'amplitude d'interprétation des chiffres, quand il s'agit de politique, dispose d'un certain seuil d'élasticité. Dans tous les cas, plus la baisse sera prononcée, plus le niveau de confiance des français sera affecté, ce qui n'est peut-être pas quelque chose de facilement gérable par les temps qui courent.

Les prévisions du Crédit Agricole
Selon le Crédit Agricole, le prix des biens immobilier va subir en 2009 une baisse des prix plus forte que prévue. Les raisons invoquées : la diminution de la solvabilité des acquéreurs, la moindre attractivité des investissements locatifs, la conjoncture financière et économique (on s'en doutait un peu), le resserrement du crédit, les anticipations de baisse par les acheteurs... Pronostique du Crédit Agricole, en tenant compte de tout cela : une baisse des prix de 15 % d'ici à fin 2009. Soucieux de ne pas être trop sûrs d'eux, les auteurs du rapport indiquent tout de même que "l'on ne peut pas exclure une correction plus violente", qui serait subséquente à une aggravation de la crise actuelle, façon récession économique. Avec ça on est bien avancés !
Les Notaires de France publient de trés mauvais chiffres
Selon l'AFP qui fait état d'une "note" des Notaires de France publiée le jeudi 23 octobre, et concernant le conjoncture immobilière en France, le marché subit actuellement un blocage des transactions. Et le nombre total des transactions, c'est-à-dire à la fois dans le neuf et l'ancien, devrait pour l'année 2008 subir un ralentissement de 25%, avec une dégringolade des ventes de 870.000 pour 2007, à 650.000 pour 2008. Par contre, pour une période de référence de juin 2007 à juin 2008, les prix n'ont pas baissé, ils auraient même plutôt globalement augmenté. Reste à savoir quels seront les chiffres de juin 2008 à maintenant, qui là par contre ont trés certainement été impactés par tous les événements que l'on connaît depuis cet été.
Espagne : un million de logements neufs à vendre
L'Espagne qui connaissait ces dernières années une embellie économique le devait principalement à son secteur de la construction immobilière, avec de nombreux projets pharaoniques de création de lotissement et quasiment de villes, encaisse de façon encore plus prononcée que les autres pays européens la crise financière et  plus particulièrement la crise de l'immobilier. En effet, le stock de logements neufs à vendre atteint désormais un million de biens, avec un niveau de construction dépassant trés largement celui de la demande, déjà en 2007, avant que la crise ne se soit manifestée. L'excés d'offre, couplé au fort recul de la construction, plonge le secteur dans un marasme sans précédent. Nombre des ces biens sont avant tout des placements spéculatifs, et dans les zones les plus exposées à ce type de constructions, les ventes ont chuté jusqu'à plus de 2/3 en une année. Une baisse d'environ 10% des prix de vente est annoncée pour 2009, et c'est sans doute une prévision optimiste. Le secteur étant jusqu'ici trés porteur et concurrentiel, les grands groupes ont procédé à de nombreuses fusions et acquisitions et n'ont absolument pas la trésorerie nécessaire pour assumer de front la baisse de leurs chiffres d'affaires et les coûts liés à ces opérations de restructuration. En outre en Espagne 92% les foyers sont déjà propriétaires de leurs maison, ce qui réduit considérablement la possibilité d'écouler les stocks de produits neufs, et une forte proportion des accédants rencontrent des difficultés à rembourser leurs prêts hypothécaires. La spéculation sur l'immobilier étant plus importante qu'en France, l'ensemble de l'économie espagnole souffre davantage encore que celle de notre pays.
Immobilier : la chute libre en Angleterre
En septembre, le nombre de biens ayant changé de mains en Angleterre a été de 59.000. Cela correspond à une chute de 53% par rapport au même mois sur l'année 2007. En outre le prix des maisons à chuté de 10% dans le même temps. On comprend mieux pourquoi le gouvernement anglais s'active à la recapitalisation des établissements bancaires du pays. Mais selon les analystes, l'on doit s'attendre à de nouvelles baisses pour l'année 2009, surtout au niveau du prix des biens.
Les Banques sous la surveillance des préfets
Craignant que nombre de PME ne mettent la clé sous la porte par manque de trésorerie et que nombre de ménages ne soient acculés à la ruine de fait de crédits relais qu'elles ne peuvent plus rembourser, le gouvernement, en la personne de Mr François Fillon, a annonçé que dans chaque département, les préfets vont convoquer et réunir les responsables d'établissements bancaires et les dirigeants de la Banque de France pour surveiller la mise en place des accords convenus entre les Banques et l'Etat. Une mesure quelque peu "administrative", mais qui après tout est plutôt rassurante. La présence d'un expert-comptable, ou tout du moins d'un expert-financier ne serait pas fortuite, parce que les paroles et les explications de banquiers ces temps-ci, c'est plutôt sujet à discrédit.
Défaillances d'entreprises en forte hausse
Les défaillances d'entreprises ont atteint au cours du dernier trimestre leur plus haut niveau depuis onze ans, avec une augmentation de 17% par rapport au trimestre précédent. La raison invoquée est toujours la même, le resserrement du crédit par les organismes bancaires asphyxie les PME et même désormais de grandes entreprises, qui ne disposent pas de liquidités et ne peuvent plus payer leurs salariés. Certains secteurs sont bien sûr plus sensibles que d'autres, et si l'agriculture semble être la moins touchée par le problème, le secteur de l'industrie accuse le choc avec une augmentation de 23% du taux des défaillances. Si les petites entreprises sont particulièrement affectées du fait d'un manque de fonds propres, les grandes entreprises pourtant à priori mieux structurées financièrement souffrent également beaucoup et enregistrent de ce fait beaucoup de défaillances, car une part plus importante de leurs dépenses se fait à l'international et notamment avec les Etats-Unis, dans les conditions que l'on connait, avec notamment une trés forte appréciation du dollar par rapport à l'euro, sur un un laps de temps réduit. La dépréciation de l'euro devrait théoriquement améliorer nos exportations, mais la crise américaine freine ce mécanisme et les entreprises françaises ne bénéficient pas de cette modification de parité entre les deux monnaies. Les défaillances d'entreprises correspondent à une augmentation proportionnelle du nombre de personnes au chômage, et l'on comprend mieux la vigueur avec laquelle le gouvernement essaye de relancer le système bancaire et de permettre la réouverture des robinets du crédit.
Taxe foncière à Paris : augmentation de plus de 50%
Les taux de taxes foncières subiront pour 2009 une augmentation de plus de 50% ! C'est la plus forte augmentation des impôts jamais connue à Paris selon Mr François Legaret, le président de la commission des Finances à la Mairie de Paris. Une taxe sur le foncier, de 3% va voir le jour en 2009, il s'agit d'une taxe départementale, Paris étant tout à la fois une ville, mais également un département. Avec une taxe foncière de 7,75% pour la commune et la nouvelle taxe de 3% pour le département, cela correspondrait donc à une hausse de 51,2 %, toujours selon Mr François Legaret. Toujours dans la même logique, Mr Legaret, pense que les propriétaires vont assez rapidement répercuter ces hausses sur le prix des loyers. Le niveau de ces derniers étant déjà particulièrement élevé dans la capitale, ce n'est pas une bonne nouvelle pour tous ceux qui ont déjà du mal à se loger.
Sarkozy menace les Banques

Nicolas Sarkozy n'en finit pas de se réunir avec les principaux banquiers et principaux assureurs du pays. A chaque réunion il semble satisfait des promesses qu'on lui a faites. Mais visiblement celles-ci ne sont pas tenues. Aussi, le Chef de l'Etat change-t'il de ton ! Et en ce jeudi 30 octobre, devant un parterre de hauts responsables de la finance, à l'Elysée, il somme les établissements bancaires de ne plus restreindre l'accès aux crédit, aussi bien à l'égard des ménages que des PME.

Inutile de vous dire que si l'on en arrive à de telles extrémités, c'est que la situation notamment des PME doit être particulièrement catastrophique, avec des entreprises françaises manquant de liquidités, particulièrement mise à mal par un niveau de charges qui est d'autant plus difficile à assumer que la situation économique n'est pas favorable, et de surcroît une forte baisse de la consommation en point de mire pour les ménages qui vont préférer épargner plutôt que de prendre quelque risque aussi bien pour devenir propriétaire que changer de voiture en cette période de haute incertitude.

Nicolas Sarkozy revendique donc "un pacte moral" passé entre le gouvernement et les banques, ce qui semble être la moindre des choses si l'on considère l'enveloppe de 40 milliards d'euros de fonds propres et les 320 milliards d'euros de garanties qui ont été mises en place. Alors vous demandez-vous, que se passera-t'il si les banques restent attentistes et ne tiennent pas leurs promesses. Gageons que la phase suivante sera une mise en place de nationalisations importantes et n'oublions pas que les financements qui leur ont été consentis par l'Etat, sous la forme d'apport de titres subordonnés, l'ont été avec la mise en place d'une hypothèque sur les actifs des banques. Les taux interbancaires ayant tendance à baisser, cela s'avère plutôt rassurant, mais il y a fort à parier que le bras de fer entre le chef de l'Etat et les grands argentiers du pays n'en est pas à son dernier round.

Orpi ferme 50 agences
Le plus important groupe française d'agence immobilière, après plusieurs années de déploiement intensif, subit un coup d'arrêt à son développement en terme de nombre d'agences. Bernard Cadeau, le président du groupe a annonçé la fermeture, déjà réalisée ou à venir d'ici la fin de l'année en cours de pas moins d'une cinquantaine d'agences. Selon lui, à fin septembre, et par rapport au mois de septembre 2007, le nombre de transactions réalisées est en baisse de 11 %. Le président d'Orpri prêche auprès du Gouvernement pour un "Grenelle de l'Immobilier" et selon lui les raisons expliquant le dévissement subi par son groupe relève de trois causes principales : la fin du financement total par les banques (il faut obligatoirement un apport conséquent), la diminution des durées sur les prêts consentis, et la forte diminution des prêts-relais. Comme ils disent dans la publicité, quand Orpi fait quelque chose ça se voit ! 50 agences dans la sciure ce n'est pas une paille, et encore, l'on fait abstraction avec cette approche des fermetures sèches, de toutes celles qui n'en doutons pas n'ont eu à souffrir "que" de diminution d'effectifs. 2009 s'annonce très mouvementée pour le premier réseau français de l'immobilier.
Appartements : forte baisse
La F.N.A.I.M. vient de publier ses chiffres relatifs aux transactions du mois de septembre 2008, et notamment son indice mensuel d'évolution des prix. Le prix de vente de appartements y enregistre une baisse de 5,1 % sur un mois. Les Maisons s'en sortant mieux avec un repli de "seulement" 1,2 %. Mais ces chiffres étant mensuels, ramenés sur une année, s'ils devaient être représentatifs d'une tendance, s'avèreraient trés inquiétants et comme étant un résultat directement lié à la crise financière actuelle.

Crise de l'immobilier : une opportunité pour acheter ?
Comme le dit le proverbe : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Partant de là, le moment est-il propice pour l'achat d'un bien immobilier. Il serait tentant de répondre par l'affirmative, mais les choses ne sont pas aussi simples que cela et de nombreux paramètres sont à prendre en compte, notamment au niveau de votre situation personnelle actuelle. [ Lire l'article ]
Immobilier : quel montant emprunter ?
Le calcul est vite fait, il est plus intéressant de rembourser un emprunt pour l'achat d'un bien immobilier, plutôt que de débourser en perte sèche un loyer pour un logement équivalent. Dans le premier cas, chaque mois l'on se constitue une épargne, voire une future source de revenu, dans le second, on se contente de payer des charges en simple compensation d'un service de location. Il est donc logique que la plupart des français aspirent à devenir propriétaires, par le biais d'un emprunt. La question est alors, sur combien de temps et quel montant emprunter ! [ Lire l'article ]
Le découvert autorisé : à utiliser parcimonieusement
Vous disposez de revenus réguliers, et auriez facilement tendance à vivre un petit peu au dessus de vos moyens. Votre banquier qui votre aime bien, des fois même un peu trop, est là et vous propose une solution : le découvert autorisé. [ Lire l'article ]
Le Droit au Compte
Le Code Monétaire et Financier, plus joliment connu sous l'acronyme CMF exprime clairement au sein de son article L312-1 que vous avez droit à un compte dés lors que vous n'en possédez aucun. L'accès à ce droit consiste en une procédure nommée à juste titre "droit au compte". Toute personne physique ou morale est concernée, voici comment tout cela fonctionne. [ Lire l'article ]
Le Rachat de Crédit
A en croire les multiples publicités auxquelles nous sommes exposés ces derniers temps, le rachat de crédit est quelque chose de formidable, capable de remettre d'aplomb les comptes des personnes les plus endettées... Sur le principe, il s'agit d'une pure manipulation arithmétique visant à diminuer le coût mensuel d'un ensemble de crédit en les refinançant sous une formule de prêt unique le tout sur un délai considérablement rallongé. Alors, bon plan ou pas ? [ Lire l'article ]

 
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