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Crise de l'immobilier : une opportunité pour acheter ?
Comme le dit le proverbe : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Partant de là, le moment est-il propice pour l'achat d'un bien immobilier. Il serait tentant de répondre par l'affirmative, mais les choses ne sont pas aussi simples que cela et de nombreux paramètres sont à prendre en compte, notamment au niveau de votre situation personnelle actuelle.

D'un côté donc, nous ne pouvons que constater que tout le secteur de l'immobilier et tout particulièrement des agences immobilières est en crise, et les choses ne semblent pas prêtent de s'arranger. Cela signifie pour les vendeurs que le délai de vente d'un bien augmente considérablement, que le niveau de prix doit bien souvent être révisé à la baisse pour augmenter ses chances, ne serait-ce que d'obtenir quelques visites. Clairement, le rapport de force entre le vendeur et l'acheteur s'inverse et passe de plus en plus entre les mains de ce dernier. Peu d'acheteurs et de très nombreux vendeurs, la loi de l'offre et de la demande vous permet donc d'envisager de réaliser une acquisition intéressante, et plus le secteur immobilier sera en crise plus cela semblera évident.


Etes-vous crédible ?


Alors qu'il y a peu, il était encore très facile de décrocher un crédit pour l'achat d'un bien immobilier, la crise financière est passée par là et change profondément la donne. Le fait que le secteur de l'immobilier, fusse-t'il américain  avec les subprimes, soit considéré comme étant le point de départ de la crise financière qui secoue actuellement toute la planète, ne joue pas en faveur des acheteurs et emprunteurs actuels. Bien que les mécanismes de financement en question n'existent quasiment pas en France, ou tout du moins ne sont pas usités, le fait que la crise se situe à un niveau purement global et financier et non pas local et fonctionnel, fait que nous sommes directement victimes des méthodes douteuses (et c'est un euphémisme) employées par les banquiers et établissements de crédit américains. Pour vous donner une idée du problème, sachez que pas moins de 23 % des crédits immobiliers consentis aux Etats Unis depuis plusieurs années constituent des créances douteuses. Et les subprimes (des crédits consentis à des clients non solvables) ne sont pas les seuls actifs pourris actuellement en circulation, mais c'est là un autre sujet.


Donc la question, plus que jamais importante, est de savoir si vous êtes "banquable", ou autrement dit, si vous disposez d'une "crédibilité" haut de gamme pour rassurer votre banquier et le convaincre de vous prêter. Les critères d'obtention d'un prêt sont théoriquement restés les mêmes que ce qu'ils étaient il y a encore une année. Mais dans la réalité, les banques, devenues frileuses et apeurées, se montrent de plus en plus intraitables et le pourcentage de dossiers refusés a cru de façon très importante ces derniers mois. Certains établissements étant nettement plus fragilisés que d'autres, vous devez plus que jamais prendre votre baton de pélerin et aller frapper aux portes des différentes agences bancaires pour soumettre votre projet d'acquisition.


De la crédibilité des agences immobilières ?


Ces dernières années, le prix de l'immobilier à véritablement explosé, et dans le même temps, le nombre d'agences immobilières à lui aussi explosé. Il n'est pas rare que dans une ville d'à peine 5000 habitant on trouve entre 5 et 10 agences immobilières. Une grande partie des vendeurs de ces agences n'ont pas une grande expérience de l'immobilier. Le marchandisation des bien immobilier s'est accru et les plus grands réseau dépensent énormément d'argent en marketing. Cette politique du rouleau compresseur, du ratissage systématique, a concourru à un surenchérissement des prix, et des marges. Les vendeurs de biens sont se vus conseillés dans le sens où on leur promettait bien souvent une transaction à une valeur systématiquement haut placée. Avec des agences poussant comme des champignons, des efforts publicitaires plus élevés que jamais, les vendeurs ont été systématiquement sollicités à placer la barre le plus haut possible. Les prêts étant accessibles de façon relativement aisée, mais avec en contrepartie un allongement significatif des durées de remboursement, toutes les données étaient en place pour que ce cercle "vertueux et valorisant" du métier et des biens continue. De là à prêter aux acheteurs au delà de leurs capacités de remboursement, il ne restait qu'un pas... que les américains ont franchi avant nous.


Résultat, les agences immobilières, structurellement fragiles, ferment par centaines et semblent disparaître presque aussi vite qu'elles sont apparues. Que vous soyez acheteur ou vendeur, inutile de vous dire qu'il n'est pas anodin de vous adresser à un professionnel plutôt qu'à un autre. Disons que l'ancienneté de l'agence est l'un des points les plus rassurants, mais ce n'est pas le seul critère à prendre en compte.


N'allez pas penser qu'il s'agit ici de tirer à boulets rouges sur ceux que l'on nomme les "négociateurs", il s'agit la plupart du temps de personnes bossant dur, bien au delà des 35 heures théoriques, mais bien souvent aussi de personnes prises dans un engrenage concurrentiel assez délirant. Tout cela parce que d'un point de vue purement théorique, les grands groupes privilégient une politique de "présence systématique" sur le terrain et de profitabilité à court terme. Investir sur une "force de vente" n'est pas forcément synonyme d'investissement en "capital humain" au sens noble que sous-tendrait la logique de "service" de cette profession. D'ailleurs quand l'aspect financier prédomine sur l'aspect métier, on retrouve les ingrédients qui aujourd'hui torturent l'establishement bancaire mondial. 


L'étau des taux


Les conditions d'obtention de votre crédit sont également l'un des facteurs les plus importants à prendre en compte. Ces derniers mois les taux ont eu tendance à être considérablement relevés, ce qui au final fait que le gain réalisé en regard de la baisse de prix des biens immobiliers est perdu à valeur à peu près équivalente en montants d'intérêts qu'il faudra payer pour effectuer le remboursement de votre emprunt. Autrement dit, moins vous serez contraint d'emprunter, plus vous ferez une bonne affaire. Et plus vous serez contraint d'emprunter sur une période longue, plus le niveau élevé des taux d'intérêts sera pénalisant pour vous. La bonne nouvelle pourrait venir d'une répercussion de la baisse d'intérêts interbancaires, le niveau de rémunération du Livret A devant être trés prochainement revu à la baisse, il serait logique que le prix de location de l'argent soit lui aussi révisé à la baisse, mais cette approche mathématique n'est pas forcément celle qui sera mise en place par les banquiers.


On ne le répètera sans doute pas assez, mais le marché étant turbulent et difficile, il vous faut à tout prix négocier aussi bien avec votre banquier qu'avec votre agence immobilière. Les agences immobilières ont eu tendance pour certaines à appliquer des taux de commissions qui n'ont plus aucune logique compte tenu de la révision de la situation économique. Un marché "porteur" les a amenés non seulement à surévaluer les prix de vente, mais également les taux de commissions. N'oubliez pas qu'au final, qu'il s'agisse des intérêts versés au banquier ou des commissions prélevées par les agence, il n'y a qu'une seule personne qui paye, c'est vous.


Pourquoi alors acheter maintenant ?


Si vous n'achetez pas, il y a fort à parier que l'alternative sera que vous continuiez à payer chaque mois un loyer à votre propriétaire. Le critère le plus important donc aprés votre crédibilité bancaire et l'opportunité de trouver un bien à un prix correct, est donc le montant actuel de votre loyer, et le prix éventuel d'un nouveau loyer si vous deviez déménager. Or, le prix des loyers est toujours trés élevé et ne semble pas être révisé à la baisse dans des proportions équivalentes à celles des baisses enregistrées pour le prix de l'immobilier à la vente. Cela signifie que "mécaniquement" il devient plus intéressant de devenir propriétaire que de rester locataire. L'exception est bien sûr levée si vous profitez actuellement d'un loyer particulièrement bas.


Une offre de vente pléthorique, une marge de négociation particulièrement élevée, des taux d'emprunt encore corrects même si ayant sensiblement augmenté ces derniers mois, un prix alternatif de location de plus en plus prohibitifs, tous ces éléments plaident en faveur du choix de réaliser un achat, pour autant que l'on dispose des éléments suffisants pour convaincre un banquier.



Les prévisions du Crédit Agricole
Selon le Crédit Agricole, le prix des biens immobilier va subir en 2009 une baisse des prix plus forte que prévue. Les raisons invoquées : la diminution de la solvabilité des acquéreurs, la moindre attractivité des investissements locatifs, la conjoncture financière et économique (on s'en doutait un peu), le resserrement du crédit, les anticipations de baisse par les acheteurs... Pronostique du Crédit Agricole, en tenant compte de tout cela : une baisse des prix de 15 % d'ici à fin 2009. Soucieux de ne pas être trop sûrs d'eux, les auteurs du rapport indiquent tout de même que "l'on ne peut pas exclure une correction plus violente", qui serait subséquente à une aggravation de la crise actuelle, façon récession économique. Avec ça on est bien avancés !
Les Notaires de France publient de trés mauvais chiffres
Selon l'AFP qui fait état d'une "note" des Notaires de France publiée le jeudi 23 octobre, et concernant le conjoncture immobilière en France, le marché subit actuellement un blocage des transactions. Et le nombre total des transactions, c'est-à-dire à la fois dans le neuf et l'ancien, devrait pour l'année 2008 subir un ralentissement de 25%, avec une dégringolade des ventes de 870.000 pour 2007, à 650.000 pour 2008. Par contre, pour une période de référence de juin 2007 à juin 2008, les prix n'ont pas baissé, ils auraient même plutôt globalement augmenté. Reste à savoir quels seront les chiffres de juin 2008 à maintenant, qui là par contre ont trés certainement été impactés par tous les événements que l'on connaît depuis cet été.
Espagne : un million de logements neufs à vendre
L'Espagne qui connaissait ces dernières années une embellie économique le devait principalement à son secteur de la construction immobilière, avec de nombreux projets pharaoniques de création de lotissement et quasiment de villes, encaisse de façon encore plus prononcée que les autres pays européens la crise financière et  plus particulièrement la crise de l'immobilier. En effet, le stock de logements neufs à vendre atteint désormais un million de biens, avec un niveau de construction dépassant trés largement celui de la demande, déjà en 2007, avant que la crise ne se soit manifestée. L'excés d'offre, couplé au fort recul de la construction, plonge le secteur dans un marasme sans précédent. Nombre des ces biens sont avant tout des placements spéculatifs, et dans les zones les plus exposées à ce type de constructions, les ventes ont chuté jusqu'à plus de 2/3 en une année. Une baisse d'environ 10% des prix de vente est annoncée pour 2009, et c'est sans doute une prévision optimiste. Le secteur étant jusqu'ici trés porteur et concurrentiel, les grands groupes ont procédé à de nombreuses fusions et acquisitions et n'ont absolument pas la trésorerie nécessaire pour assumer de front la baisse de leurs chiffres d'affaires et les coûts liés à ces opérations de restructuration. En outre en Espagne 92% les foyers sont déjà propriétaires de leurs maison, ce qui réduit considérablement la possibilité d'écouler les stocks de produits neufs, et une forte proportion des accédants rencontrent des difficultés à rembourser leurs prêts hypothécaires. La spéculation sur l'immobilier étant plus importante qu'en France, l'ensemble de l'économie espagnole souffre davantage encore que celle de notre pays.
Immobilier : la chute libre en Angleterre
En septembre, le nombre de biens ayant changé de mains en Angleterre a été de 59.000. Cela correspond à une chute de 53% par rapport au même mois sur l'année 2007. En outre le prix des maisons à chuté de 10% dans le même temps. On comprend mieux pourquoi le gouvernement anglais s'active à la recapitalisation des établissements bancaires du pays. Mais selon les analystes, l'on doit s'attendre à de nouvelles baisses pour l'année 2009, surtout au niveau du prix des biens.
Orpi ferme 50 agences
Le plus important groupe française d'agence immobilière, après plusieurs années de déploiement intensif, subit un coup d'arrêt à son développement en terme de nombre d'agences. Bernard Cadeau, le président du groupe a annonçé la fermeture, déjà réalisée ou à venir d'ici la fin de l'année en cours de pas moins d'une cinquantaine d'agences. Selon lui, à fin septembre, et par rapport au mois de septembre 2007, le nombre de transactions réalisées est en baisse de 11 %. Le président d'Orpri prêche auprès du Gouvernement pour un "Grenelle de l'Immobilier" et selon lui les raisons expliquant le dévissement subi par son groupe relève de trois causes principales : la fin du financement total par les banques (il faut obligatoirement un apport conséquent), la diminution des durées sur les prêts consentis, et la forte diminution des prêts-relais. Comme ils disent dans la publicité, quand Orpi fait quelque chose ça se voit ! 50 agences dans la sciure ce n'est pas une paille, et encore, l'on fait abstraction avec cette approche des fermetures sèches, de toutes celles qui n'en doutons pas n'ont eu à souffrir "que" de diminution d'effectifs. 2009 s'annonce très mouvementée pour le premier réseau français de l'immobilier.
Appartements : forte baisse
La F.N.A.I.M. vient de publier ses chiffres relatifs aux transactions du mois de septembre 2008, et notamment son indice mensuel d'évolution des prix. Le prix de vente de appartements y enregistre une baisse de 5,1 % sur un mois. Les Maisons s'en sortant mieux avec un repli de "seulement" 1,2 %. Mais ces chiffres étant mensuels, ramenés sur une année, s'ils devaient être représentatifs d'une tendance, s'avèreraient trés inquiétants et comme étant un résultat directement lié à la crise financière actuelle.
L'Halloween de l'immobilier
Un site internet recensant tous les biens immobiliers qui ne "se vendent" pas est en train de donner des sueurs froides aux propriétaires qui justement on mis en vente des biens qui ne se sont pas vendus depuis plusieurs mois. Ce site récupère sur SeLoger.com les références et les prix de biens qui s'y trouvent depuis un an ou plus. De là il publie tout simplement, département par département un palmarès des biens qui ont vu leur prix chuter dans les plus fortes proportions. On peut ainsi trouver des villas dont le prix a littéralement été massacré en quelque mois allant jusqu'à -70 % du prix initial ! Ceux qui sont présents depuis plus d'un an et qui n'ont pas révisé d'un centime le prix de leur bien ne sont pas mieux lotis, puisque de façon évidente ils refusent de prendre en considération les évolutions du marché. En haut de liste le top des affaires et en bas de liste les biens surévalués des vendeurs réfractaires à la logique du marché. Difficile de choisir quand on est vendeur où l'on préfère se trouver. Vous pouvez visiter Petits Cailloux, c'est son nom qui chiffres à l'appui, et bien loin des prédictions des professionnels de l'immobilier annonce que l'immobilier neuf devrait atteindre cette année une baisse des ventes de pas moins de 40 % ! La loqique de la chose ? Et bien tout simplement que les prix de l'ancien devraient rapidement tendre à s'aligner sur ceux du neuf. Inutile de vous dire que ce site n'a pas fini de donner des sueurs froides aux vendeurs et aux agences immobilières.
Tendance baissière sur 2009
D'après "Les Echos" la tendance  la baisse des prix de l'immobilier largement entamée en 2008 va non seulement se poursuivre mais s'accentuer en 2009. Après avoir progressé de plus de 140% sur les dernières années, la baisse en 2009 pourrait atteindre près de 9% ! Ce n'est pas l'avis des professionnels de la FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers) dont les experts tablent sur une baisse qui se situerait entre 2 et 3% seulement.
Déclin du Crédit Immobilier
Emprunter pour acheter un bien immobilier est devenu plus difficile, les chiffres sont éloquents : -22 % de prêts immobiliers accordés en 2008 ! Si l'on ne parle plus du nombre de prêts mais de la valeur globale de ces prêts la baisse se chiffre cette fois-ci à 26,3 % pour le troisième trimestre de l'année. Cela fait plus de trente ans qu'un tel recul n'avait pas été enregistré. A la fin du troisième trimestre, le taux d'intérêt moyen pour les prêts consentis est de 5,04 %. En 2007 mois de 2 % de emprunts se faisaient à un taux supérieur à 5 %, pour le mois de septembre 2007 plus de 70 % des prêts réalisés sont consentis à un taux supérieur à 5 %. On notera que le durcissement des conditions d'obtention d'emprunts se fait principalement sur deux critères discriminants : les dossiers concernant un emprunt supérieur à 25 ans sont refusés de façon systématique, et autre critère, l'absence d'un apport personnel conséquent est désormais une raison de refoulement. N'oublions pas non plus que le marché de l'immobilier ayant eu tendance à être surévalué ces dernières années, il est logique que les ménages, en ces périodes de tourmente financière, marquent une attente raisonnable, notamment dans l'espoir d'une chute des prix qui pourrait s'accentuer. En contrepartie des aides qui viennent de leur être consenties, sous forme d'apports ou sous forme de garanties, ainsi que consécutivement à l'abaissement des taux d'intérêts interbancaires, les établissements bancaires se sont engagés envers l'Etat à augmenter de 3 à 4% en progression annuelle le montant des prêts qu'elles consentent aux ménages et aux entreprises. Mais en regard du recul subi de plus plus de 25 % en valeur, on sera encore loin du compte même si les promesses sont tenues.
Prêts Sociaux : accord entre Bercy et les Banques
Le Ministère des Finances et les Banques sont parvenus à un accord de principe, jeudi 17 novembre, concernant la pérennisation du dispositif des prêts sociaux à l'immobilier. Les PTZ ou PAS (Prêts à Taux Zéro et Prêts à l'Accession Sociale) ayant pour objectif de permettre aux ménages les plus modestes d'accéder à la propriété. Il y avait en effet un litige entre le gouvernement et les banques, ces dernières refusant de distribuer les PTZ et PAS suite à une décision du gouvernement de verser au budget de l'Etat l'argent déposé surle Fonds de garantie à l'Accession Sociale. N'empêche que le bras de fer n'aura pas fait long feu, l'Etat récupère quoi qu'il advienne la quasi-totalité du fonds et les banques se contenteront de quelques miettes... Ce fonds qui représente aujourd'hui environ 1,4 milliards d'euros a été constitué pour 860 millions par les banques. L'Etat en a besoin pour boucler son budget et se sert ! C'est en tout cas la position de Thierry Breton, et il n'en démord pas. L'Etat devrait reprendre à sa charge la garantie... Tout en sachant que grâce à la forte hausse de l'immobilier, lorsqu'un propriétaire aidé via un PTZ ou un PAS est défaillant, la revente du bien couvre largement la défaillance assurée par le fonds de garantie. Donc le fonds de garantie est surdoté, il ne sert pas, et Mr Breton n'est pas du genre à laisser dormir 1,4 milliards d'euros dans ces conditions. Il prend l'argent, et promet d'assurer ce qu'il vient de démontrer comme étant un risque zéro, ou tout du moins presque. On comprend la colère des banquiers qui se sentent quelque peu spoliés !
Le PTZ remplacé un Cadeau Fiscal
Le 1er janvier prochain prendra fin le PTZ, entendez par-là la formule du Prêt à Taux Zéro. Au lieu de cela, les ménages "primo-accédants" se verront octroyer un crédit d'impôts, ou pour ceux qui ne payent pas d'impôts un chèque d'un montant correspondant à l'avantage fiscal qu'ils ne peuvent pas déduire. Le montant de la déduction sera variable selon les revenus, et variera entre 10 et 40 %. Le principe est de permettre la déduction fiscale des intérêts de l'emprunt. Selon le gouvernement ce nouveau "Super Prêt à Taux Zéro" va élargir le nombre de bénéficiaires potentiels, et au contraire selon certains experts, les ménages touchant moins de deux fois le SMIC seront exclus du système. En outre, avec un étalement sur 7 ans du crédit d'impôt consenti l'Etat déporte la majeure partie du coût de cette réforme sur les budgets des années futures, tout en espérant accélerer le marché et donc réaliser d'importantes recettes fiscales sur les transactions (en termes de TVA et de droits de mutation). Un cadeau fiscal certes, mais quelque peu intéressé.

Crise de l'immobilier : une opportunité pour acheter ?
Comme le dit le proverbe : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Partant de là, le moment est-il propice pour l'achat d'un bien immobilier. Il serait tentant de répondre par l'affirmative, mais les choses ne sont pas aussi simples que cela et de nombreux paramètres sont à prendre en compte, notamment au niveau de votre situation personnelle actuelle. [ Lire l'article ]
Immobilier : quel montant emprunter ?
Le calcul est vite fait, il est plus intéressant de rembourser un emprunt pour l'achat d'un bien immobilier, plutôt que de débourser en perte sèche un loyer pour un logement équivalent. Dans le premier cas, chaque mois l'on se constitue une épargne, voire une future source de revenu, dans le second, on se contente de payer des charges en simple compensation d'un service de location. Il est donc logique que la plupart des français aspirent à devenir propriétaires, par le biais d'un emprunt. La question est alors, sur combien de temps et quel montant emprunter ! [ Lire l'article ]

 
Immobilier : quel montant emprunter ?
Le calcul est vite fait, il est plus intéressant de rembourser un emprunt pour l'achat d'un bien immobilier, plutôt que de débourser en perte sèche un loyer pour un logement équivalent. Dans le premier cas, chaque mois l'on se constitue une épargne, voire une future source de revenu, dans le second, on se contente de payer des charges en simple compensation d'un service de location. Il est donc logique que la plupart des français aspirent à devenir propriétaires, par le biais d'un emprunt. La question est alors, sur combien de temps et quel montant emprunter !

Les différents choix à faire


Pour vous décider vous allez devoir choisir un interlocuteur, un motant d'emprunt, un type de crédit, un taux, une ou plusieurs garanties et assurances... Cela fait beaucoup de questions et autant de décisions dont les réponses sont à trouver selon vos situation actuelle, ce que vous désirez faire du bien acquis à terme, le type de bien acheté, la fiscalité particulière à ce bien, à sa zone d'implantation, à sa typologie, etc... En résumé, pour trouver les bonnes réponses, il sufit de se poser les bonnes questions et ce que nous allons faire tout au long de ce dossier.


Quel montant emprunter ?


Il existe en matière d'emprunt, une corrélation directe entre le montant emprunté, le taux d'emprunt, et le capital à rembourser. Il faut donc d'abord commencer par "borner" les choix en fonction de ce qui est "faisable". Souscrire un emprunt revient tout simplement à rembourser par tranches (en général mensuelles), une quote-part du capital emprunté à laquelle on rajoute les intérêts, cela donne le remboursement mensuel. Il convient d'établir selon vos revenus quelle est la quote-part de ceux-ci que vous souhaitez mobiliser pour chaque mois rembourser votre emprunt. En général on considère que la capacité d'endettement des particuliers ne doit pas excéder 1/3 de leurs revenus. Si vous avez déjà contacté un emprunt pour une voiture ou que vous ayez d'autres crédits, vous devez bien entendu prendre en compte l'ensemble de ces crédits et votre nouveau crédit immobilier pour évaluer votre capacité de remboursement mensuel.


De façon générale en prend en compte un remboursement mensuel pour une somme donnée, cette somme ne variant pas dans le temps. Or, à chaque remboursemeent que vous effectuez, vous diminuez le capital dû sur lequel sont calculés les intérêts, et la fois suivant vous auriez logiquement moins d'argent à rembourser. Selon la formule que l'on choisit, les remboursements d'emprunts peuvent être dégressifs (on rembourse de mons en mois, progressifs, on rembourse de plus en plus, ou encore constants, dans ce dernier cas on rembourse toujours le même montant). Un emprunt immobilier étant généralement souscrit pour 20 à 30 ans, cette question n'est pas aussi anodine qu'il n'y paraît. Si vous êtes fonctionnaire et que vous anticipiez sur les dix ans à venir une augmentation planifiée de vos revenus, vous pouvez choisir un emprunt à taux progressif, si vos revenus sont amenés à rester stables, le remboursement constant est préférable, si un remboursement dégressif ne vous pose pas de problème ce sera alors la formule la plus économique, puisque vous remboursement un maximum d'intérêts et de capital les premières années.

Pour éviter les mauvaises surprises ne croyez pas que si certains organismes vous prêtent de l'argent sur 30 ans ils vous font un cadeau. En effet, vos mensualités seront "relativement" faibles, mais sachez que les premières années, disons les dix premières années, vous ne rembourserez quasiment rien en capital ! Autrement dit vous devrez presque toujours autant que lorsque vous avez commencé. Ah je vois que vous commencer à râler et à vous demander pourquoi donc ! C'est simple, le montant à rembourser et tellement élevé et la durée l'étant également, à remboursements constants, la quote part des intérêts est extrêment élevée les premières années comparativement au capital remboursé, alors qu'en fin de crédit vous ne payez presque plus d'intérêts puisque le capital résiduel à considérablement fondu. C'est vous dire l'intérêt du financeur à vous orienter vers une durée la plus longue possible ! Sur 30 ans, les 10 premières années il vous louera de l'argent plutôt que de vous en prêter !


Pour vous donner un ordre d'idée de l'importance des ratios induits par la durée de crédit sachez qu'en passant votre durée d'emprunt de 15 à 25 ans, vous allez diminuer vos mensualités de 20 % environ, mais que cela aura pour incidence d'augmenter le coût de votre emprunt d'environ 40 % ! C'est le principe même des emprunts. De plus méfiez-vous tout particulièrment des emprunts à taux révisables, car ils pourraient alourdir considérablement l'addition en cours de route si les taux d'intérêts venaient à remonter au niveau auquel ils étaient il y a quelques années.


Concernant les taux, ils n'ont que rarement été aussi intéressants, car bas. Le revers de la médaille est que cette facilité d'emprunt à contribué à une augmentation de la demande, et de façon mécanique à une augmentation trés importante ces dernières années du prix des biens immobiliers. Vous pouvez emprunter pour beaucoup moins cher, mais vous allez devoir emprunter bien davantage. Les durées des crédits ayant eu tendance a nettement s'allonger ces dernières années, on en déduit facilement que l'augmentation des prix n'a pas été compensé par la baisse des taux. D'un autre côté le montant des loyers ayant suivi le mouvement, il n'en est pas pour autant moins intéressant qu'avant de contracter un emprunt pour accéder à la propriété.

Comment donc évaluer la somme à emprunter ? C'est assez simple, d'un côté il y a l'utilisation que vous allez faire de votre argent, et de l'autre la façon dont vous allez le trouver. Nous commençons par la façon dont vous aller l'utiliser, c'est le plus simple :


En quoi consiste votre projet d'un point de vue financier au niveau des dépenses engendrées ? L'achat d'un terrain, de frais de viabilisation, de frais de construction, de l'achat d'une maison ou d'un appartement, de travaux à réaliser, de frais de notaire, de frais d'intermédiaires (agents immobiliers)... Il suffit de faire l'addition et vous saurez combien il vous faut.


Désormais il vous reste à savoir comment vous aller trouver l'argent dont vous avez besoin ! Disposez-vous d'un apport personnel, pouvez-vous être bénéficiaire d'un prêt à taux zéro, avez-vous la possibilité d'obtenir un prêt employeur, ou un autre type de prêt à taux bonifié, disposez-vous d'un Plan Epargne Logement, ou d'un Compte Epargne Logement ? Une fois que vous avez répondu à ces questions, vous savez par simple soustraction entre les deux chiffres trouvés ce qu'il vous faut emprunter via la contraction d'un prêt immobilier classique. Lorsque vous avez fait tous ces calculs, vous avez établi ce que l'on nomme le plan de financement.


 


 



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