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Le Rachat de Crédit
A en croire les multiples publicités auxquelles nous sommes exposés ces derniers temps, le rachat de crédit est quelque chose de formidable, capable de remettre d'aplomb les comptes des personnes les plus endettées... Sur le principe, il s'agit d'une pure manipulation arithmétique visant à diminuer le coût mensuel d'un ensemble de crédit en les refinançant sous une formule de prêt unique le tout sur un délai considérablement rallongé. Alors, bon plan ou pas ?
Diminution des remboursements contre allongement des délais
Comme le disait Coluche, dans une définition limpide de ce qu'est le crédit, le principe est simple : "Moins tu peux payer, plus tu payes". Le rachat de crédit c'est accentuer le phénomène en vous aidant à vous endetter pour plus longtemps que ce que vous aviez envisagé au départ. Avouez que vu comme cela, c'est déjà moins sympa que les démonstrations semi-magiques des publicités hautes en couleur qui vous font miroiter de mirobolentes économies, et ce dès le mois prochain !
Personne ne vous fait croire, ou plutôt ne vous dit qu'en regroupant vos crédits, vous allez vous désendetter. Tout au contraire, vous allez accepter d'augmenter votre endettement pour alléger vos conditions de vie à court et moyen terme. La plupart des gens n'ayant pas souscrit de crédit seraient offusqués si on leur disait que pour faire face à une situation financière délicate il leur suffit de souscrire un crédit pour assurer leur quotidien ! C'est pourtant ce que l'on vous propose en vous offrant de reporter à plus tard ce que vous ne pouvez plus ou pas payer actuellement. Rien de magique !
Pourtant il y a une nuance. En effet, la nuance provient du fait que la "situation délicate" dans laquelle se trouvent la plupart des personnes qui ont recours au regroupement de crédits, c'est que justement l'évidence veut qu'ils aient déjà souscrit de nombreux crédits, au delà de ce qui était visiblement raisonnable pour le bon équilibre de leurs finances quotidiennes. L'Offre pléthorique et la facilité d'accès aux crédits à court terme consituent pour certains la première marche vers un engrenage d'endettement, le Rachat de Crédit se veut être une seconde marche salvatrice. N'oublions simplement pas que les promoteurs de ces deux offres, sont les mêmes, et que leurs produits ont la même et unique finalité, vous amener à vous endetter davantage, pour dégager un profit sur cet endettement.
Pour faire simple, on considère que les gens qui vont devoir "consolider leurs crédits" sont des personnes en difficulté et qu'ils ne peuvent plus faire face aux engagements qu'ils ont contractés. En clair, leurs charges sont devenues incompatibles avec leurs ressources, et ce du fait qu'ils ont succombé aux sirènes des marchands de crédit à la consommation plus qu'il ne l'aurait fallu. Les arguments avancés pour justifier l'intérêt de ce type de contrats sont d'ailleurs souvent assez fallacieux, et dignes de l'époque où l'on a découvert les vertus du crédit à la consommation : Vous allez pouvoir épargner, vous allez augmenter votre pouvoir d'achat, etc... Comme si l'épargne bénéficiait d'un revenu supérieur à celui de l'emprunt, et que vivre à crédit augmentait son pouvoir d'achat.
Le seul intérêt purement économique vraiment tangible c'est que les taux d'intérêts sont actuellement trés bas et que vous pourrez faire d'une pierre deux coups en renégociant de fait vos emprunts, ou tout du moins leurs taux, de façon mécanique. Encore qu'il convienne de tempérer ses ardeurs, les conditions de sorties anticipées étant parfois quelque peu pénalisantes ce qui peut venir entâmer assez sérieusement l'économie réalisée sur le différentiel entre les taux. Vous auriez donc pu vous contenter de simplement renégocier vos emprunts ce qui ne nécessite pas forcément de passer par la case rachat de crédit.
La bonne nouvelle c'est que les Français sont moins endettés que leurs voisins, notamment les allemands et surtout les anglais. La mauvaise nouvelle c'est que les marchands de crédit vont tout faire pour rattraper leur retard sur leurs collègues européens !
Une formule, mais plusieurs noms
Rachat de Crédit, Regroupement de Crédits, Consolidation financière, Restructuration financière... tout cela sonne vraiment bien. Mais saviez-vous que les professionnels pour leur part quand ils évoquent le même produit parlent de formules de resolvabilisation ? C'est déjà moins poétique et quelque peu plus inquiétant. Il s'agit pourtant du vocable le plus juste. Le principe déjà evoqué est donc de remplacer vos différents emprunts à court terme, par un nouvel emprunt à moyen terme ou à long terme, le tout saupoudré d'un gain possible lié à la renégociation des taux. En étant lucide, dans la plupart des cas on pourrait parler d'un Crédit de la seconde chance. Souvent la mise en place d'un Crédit de substitution Rallongé peut en effet permettre d'éviter le pire, c'est-à-dire le recours à une commission de surendettement.
Le Crédit : un moyen, pas une solution !
De façon classique on considère qu'un ratio d'endettement correct pour un ménage se situe à environ 33 % de ses revenus. Si vous dépassez ce seuil et que vous commencez à ressentir quelques difficultés pour boucler vos fins de mois, que pouvez faire ? Vous pouvez agir sur deux leviers principaux évidents : augmenter vos revenus, et diminuer vos charges. Ces conseils sont tellement évidents que l'on n'ose même pas les formuler et pourtant... Faites vos comptes, analysez vos dépenses. Vous pouvez peut-être changer de véhicule, voire d'assureur, pour diminuer votre budget essence, profiter des transports en communs, mieux maîtriser votre budget téléphone (avec les portables les budgets familiaux ont littéralement explosé à ce niveau), etc. Sans se transformer en ascète parfait, il est très souvent possible de diminuer de 15 à 20 % les dépenses d'un ménage en changeant quelques-unes de ses habitudes, et par là même d'éviter d'avoir recours au crédit voire au refinancement pour continuer à assumer un rythme de dépense trop rapide.
Le Crédit doit rester un moyen, pas une solution exclusive. Entendez par là qu'avoir recours aux facilités du Crédit est une chose, mais que vivre à crédit est une toute autre histoire.
Y avoir recours ou pas ?
Comment savoir si l'on doit avoir recours ou pas à un rachat de crédit ? C'est simple : si vous ne pouvez pas faire autrement et trouver une formule plus avantageuse, il faut y avoir recours. Quelles sont donc ces "formules plus avantageuses" auxquelles il faut prêter quelque attention avant de succomber aux offres de refinancement ?
Vous pouvez tenter de mieux maîtriser votre budget. C'est une simple question de bon sens et de mathématiques basiques.
Vous pouvez tenter d'obtenir des délais de paiement. En effet, si vos difficultés sont passagères et circonstanciées, il est fort probable qu'un entretien avec votre banquier habituel soit suffisant pour qu'il accepte de "moduler" les remboursements prévus, en en décalant certains par exemple.
Vous pouvez négocier directement un étalement allongé du solde restant dû. Sur la forme on est trés proche du rachat de crédit, mais la modulation opérée peut être plus simple, rapide, et moins coûteuse du fait de l'absence de formalités de rachat, fermeture, réouverture de crédit. Il s'agit alors d'un simple "réaménagement de crédit" et non d'un rachat de crédit. Un nouvel échéancier est mis en place avec des échéances plus faibles mais également un peu plus nombreuses.
Contraindre votre banquier à vous octroyer des facilités. C'est également possible, sous réserve que vous disposiez de justificatifs attestant d'un situation particulière : maladie, décès, licenciement, etc... En saisissant le Juge d'Instance celui-ci pourra contraindre la banque à vous accorder des délais et facilités de remboursement et cerise sur le gâteau, ce même juge peut également décider que les intérêts découlant du laps de temps imputable au report, seront décomptés non pas au taux convenu avec le banquier pour la mise en place du prêt, mais au taux d'intérêt légal en vigueur. De plus une décision du Juge d'Instance en votre faveur a également pour effet de suspendre les poursuites éventuelles engagées à votre encontre par le banquier peu conciliant.
Dans tous les cas, n'attendez pas d'être acculé par votre banquier pour opter pour une formule ou une autre. Dans la plupart des cas le non paiement d'échéances entraîne une résilation du contrat de prêt avec des obligations de remboursement immédiat, et également le paiement d'indemnités pouvant aller jusqu'à 8 % du montant du capital restant dû, ce qui est considérable.
Dernier recours, la Commission de Surendettement. Il ne s'agit pas d'une formule "magique" qui fera disparaître vos dettes. De façon classique cette Commision procède à une remise à plat de votre passif et vous permet de bénéficier d'un étalement de vos dettes supportable, avec également trés souvent des taux révisés à la baisse. Cette solution n'est à envisager qu'en dernier recours car se trouver "en Commission de Surendettement" n'a pas que des avantages au niveau de votre vie au quotidien. Enfin petite anecdote plutôt déplaisante, il faut savoir que dans quasiment un cas sur deux, la Commission de Surendettement quand elle procède à une révision des conditions de souscription de l'emprunt mis en place relève des irrégularités, avec dans la plupart des cas des banquiers qui se sont mis hors la loi. Là aussi cela donne à réfléchir sur l'intérêt de bien étudier tout ce que l'on vous donne à signer avant d'accepter un contrat de prêt quelconque.
Du bon usage des statistiques
Non seulement nous autres français avons la sagesse de nous endetter moins que nos voisins européens, mais en plus les dernières années démontrent que le recours au crédit est plutôt en diminution au niveau des ménages. Voilà qui est bien rassurant. L'autre façon d'interprêter les chiffres, c'est également de souligner que depuis le début de ce siècle jamais on n'avait assisté à une telle explosion des recours auprès des commissions de surendettement ! Le corrollaire de tout cela, c'est simplement que l'on s'escrime toujours sur la même cible, celle des personnes qui sont favorablement sensibles à la prise de risque que constitue un endettement destiné à pourvoir à ses besoins de consommation. Le principal responsable est assez clairement désigné puisqu'il est à lui seul à l'origine des 80 % des dossiers mis en place, il s'agit du Crédit Revolving, ce crédit si pratique et facilement accessible que l'on nous propose à tout bout de champ.
Quelques recommandations utiles
Lorsque vous vous adressez à un intermédiaire bancaire, s'il ne s'agit pas d'une société bénéficiant d'une grande notoriété, vous aurez tout intérêt à vous assurer qu'il possède bien les mandats des banques qui l'autorisent à exercer cette activités.
L'affichage des tarifs dans les bureaux de l'intérmédiaire est également un gage de sérieux et de transparence.
Vous n'avez rien à payer tant que vous n'avez pas reçu votre prêt, dans le cas contraire vous pouvez êtes circonspect !
Enfin, assurez-vous que votre interlocuteur est bien membre de l'AFIB (Association Française des Intermédiaires Bancaires). Logiquement un Cerfiticat d'Agrément trône près de son bureau, sinon il peut toujours vous rassurer en vous montrant sa carte de membre de l'AFIB, carte renouvelée tous les ans.
Sachez enfin que si un Organisme de Crédit ou un Intermédiaire bancaire vous soumet une offre préalable et que celle-ci ne omporte pas les mentions obligatoires, ou si aucune offre préalable ne vous a été faite à l'occasion de la souscription d'un emprunt. Le prêteur est non seulement passible d'une amende, mais peut également sur votre demande, perdre le droit à percevoir les intérêts convenus, ce qui transforme de fait le crédit consenti en un crédit gratuit.
L'Offre préalable doit être remise non seulement aux contractants (prêteur et emprunteurs), mais également en copie aux personnes qui se portent caution de l'emprunteur. Les noms et adresses des tous les contractants doivent y être stipulés, la description du bien ou de la prestation pour laquelle est envisagé le crédit doit également être mentionnée, ainsi que son prix d'acquisition au comptant (sauf s'il s'agit d'un prêt personnel). Les autres mentions obligatoires sont : le montant du crédit, sa durée, son taux effectif global (TEG), les frais d'assurance éventuels, la précision du caractère obligatoire ou non de la souscription à une assurance avec les modalités inhérentes à chaque cas, le coût total du crédit, la date de remise de l'offre préalable, la reprise des principales dispositions de la loi du 10 janvier 1978 relative au crédit. En outre l'Offre doit comporter un bordereau de rétractation détachable. Le contrat est annulable par le biais de ce bordereau durant un délai de 7 jours, ou 3 jours en cas de livraison anticipée. L'Offre Préalable peut être assujettie à une "Clause d'Agrément", si cette dernière n'est pas validée, le prêteur pouvant ne pas donner suite à l'offre préalable.
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Le Rachat de Crédit
A en croire les multiples publicités auxquelles nous sommes exposés ces derniers temps, le rachat de crédit est quelque chose de formidable, capable de remettre d'aplomb les comptes des personnes les plus endettées... Sur le principe, il s'agit d'une pure manipulation arithmétique visant à diminuer le coût mensuel d'un ensemble de crédit en les refinançant sous une formule de prêt unique le tout sur un délai considérablement rallongé. Alors, bon plan ou pas ? [ Lire l'article ]
Le Crédit en Ligne... Qu'en penser ?
De plus en plus de personnes recherchent à négocier des crédits aux meilleurs taux possibles en utilisant internet pour rechercher, comparer, puis choisir... Que trouve-t'on sur le net ? [ Lire l'article ]
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Le Crédit en Ligne... Qu'en penser ?
De plus en plus de personnes recherchent à négocier des crédits aux meilleurs taux possibles en utilisant internet pour rechercher, comparer, puis choisir... Que trouve-t'on sur le net ?
Peut-on dire qu'aujourd'hui internet soit devenu le meilleur moyen de dénicher rapidement et efficacement la formule de crédit la plus adaptée et la plus intéressante du point de vue du coût ? Oui et non, oui si vous savez précisément ce que vous recherhez et non si au contraire vous manquez d'information sur les possibilités qui vous sont offertes.
La quantité d'offres est pléthorique.
En passant par les comparateurs de prix, jusqu'aux courtiers en ligne qui vous proposent de compléter dès la première page de leur site un formulaire de demande, tout semble idyllique.
Les comparateurs de prix : interrogez des centaines de courtiers !
Les comparateurs de prix constituent techniquement quelque chose d'assez extra-ordinaire. Vous remplissez un simple formulaire avec votre profil et l'expression de votre besoin de financement puis vous le validez. Instantanément votre dossier de demande est envoyé à plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d'établissements bancaires ou de crédit. Environ 10 % vous répondent, ce qui est déjà un peu moins sympa mais permet de trier le grain de l'ivraie, selon les formules vous êtes contacté par téléphone, email, sur le site de demande où vous avez ouvert un compte d'utilisateur, par courrier postal, etc. Les avantages sont évidents : gains de temps et d'énergie énormes, possibilité de comparer simplifiée. Les inconvénients ne sont pas à négliger : risque d'être constamment inondé d'offres plus ou moins en rapport avec la demande, propositions alléchantes mais à tiroir, c'est-à-dire que vous devrez vous-même rajouter tout un tas d'options si vous voulez connaître le prix réel de ce que l'on vous propose, etc...
Les courtiers en ligne moins chers !
Il est incontestable que les courtiers en ligne sont globalement moins chers que leurs homologues "physiques". Cela s'explique de façon simple : pas d'infrastructures, peu voire pas de services à valeur ajoutée au niveau du conseil. Acheter en ligne c'est acheter en direct et bien souvent à prix discount. Les courtiers en ligne revendiquent leur indépendance, c'est-à-dire qu'ils peuvent piocher pour vous les meilleures offres parmi un portefeuille de fournisseurs qu'ils mettent en concurrence. Là il est déjà plus difficile de les suivre sur ce chemin. Pourquoi, et bien tout simplement parce qu'ils sont rémunérés, non pas par vous, mais par les organismes prêteurs. Comment peut-on revendiquer à partir de ce moment là une quelconque indépendance. La dépendance existe forcément, du fait des accointances qui se mettent en place au fur et à mesure du temps et des transactions déjà réalisées, et plus pragmatiquement du fait du taux de commissions concédé par chaque organisme.
Des outils d'aide et de simulation
Savez-vous calculer les mensualités d'un emprunt à taux progressif ? A quelles prestations complémentaires devez ou non souscrire compte-tenu de votre situation particulière ? De la part d'un courtier en agence, ou en visite chez vous, vous vous pourriez vous attendre à ce qu'il est une approche non seulement technique mais aussi "humaine" de la situation. En ligne c'est plus délicat, vous dialoguez avec des serveurs et non avec des personnes, au mieux vous aurez le plaisir d'être appelé par téléphone. Alors les courtiers en ligne essaient de combler ce manque de proximité par la fourniture d'outils vous permettant d'effectuer toutes sortes de calculs et de simulations. Généralement assez simples d'utilisation, ces outils se veulent être des outils d'aide à la décision. Là encore, selon votre degré de connaissance en matière de crédit, de fiscalité, de langage technique bancaire, vous trouverez cela extraordinaire et très efficace ou au contraire plutôt rebutant et impersonnel.
Conclusion
Vous ne risquez rien à tenter l'aventure en ligne, si ce n'est d'être inondé de réponses. Il est tentant de penser que l'on va effectuer une demande en ligne, imprimer les offres les plus attractives, et puis se déplacer chez un courtier de sa ville pour lui demander de s'aligner sur les "prix marché" que vous avez récupérés. Généralement cette manière de procéder est trés mal perçue par les professionnels, car pour eux, les règles du jeu ne sont pas respectées par les acteurs en ligne. Ces derniers font à leur yeux du dumping et tirent leurs bénéfice principal de l'absence de service, avant et après la vente. Alors à vous de voir, si vous êtes un vituose du crédit, vous réaliserez d'excellentes affaires à coup sûr, par contre si vous avez besoin d'être guidé vous risquez de trouver les prestations offertes quelque peu difficiles à cerner.
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